RSA : ce député veut priver les bénéficiaires de leurs 12 semaines de départs à l’étranger, l’indignation monte

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Un député LR s’attaque au droit pour les allocataires du RSA de voyager jusqu’à 12 semaines à l’étranger sans perdre leurs aides, dénonçant une rupture d’égalité avec les salariés et provoquant un débat politique immédiat.

Le fait qui divise : trois mois à l’extérieur tout en touchant le RSA

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En France, la législation autorise chaque bénéficiaire du RSA à quitter le territoire jusqu’à trois mois par an, tout en continuant à percevoir ses allocations. Ce droit, qui existe aussi pour l’aide au logement (portée à quatre mois), concerne aujourd’hui près de deux millions de personnes et agace de plus en plus d’élus, surtout au moment où la pression fiscale sur les actifs se durcit.

Antoine Vermorel-Marques propose une réforme radicale

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Antoine Vermorel-Marques*, député LR, veut interdire tout départ à l’étranger non justifié, avec suspension immédiate des aides. Il compare les 12 semaines de mobilité des allocataires aux 5 semaines de congés payés des salariés et dénonce un avantage « inégal » financé par les impôts. Sa réforme prévoit que toute sortie du territoire oblige l’allocataire à fournir une raison légitime, sous peine de coupure automatique des droits.

Des exemples de fraudes et de contrôles défaillants

Le député cite des cas de séjours à l’étranger non contrôlés, travail dissimulé, usage de passeport déclaré « perdu », tout en continuant à recevoir le RSA. Selon ses remontées, les moyens actuels pour surveiller ces absences restent largement insuffisants et ouvrent la voie à des dérives qui choquent les contributeurs et les élus locaux.

Réactions et conséquences immédiates

Les soutiens à la réforme évoquent une « justice pour tous », alors que de nombreux actifs sont taxés lourdement pour financer le système. À l’inverse, des critiques dénoncent une stigmatisation des plus précaires et une instrumentalisation du RSA à des fins électorales. Sur les réseaux sociaux, l’indignation grandit : certains jugent scandaleux que des aides soient versées à des personnes absentes du territoire, d’autres craignent un recul du lien social.

« Pourquoi mon effort fiscal servirait-il à financer des vacances non contrôlées ? » dénonce un habitant.

Que va-t-il se passer ?

La proposition de loi vise à intégrer le contrôle des départs à l’étranger dans les textes antifraude. Si elle est adoptée, chaque passage de frontière pourrait déclencher une suspension automatique du RSA sans motif valable. Reste la question des cas spécifiques (maladie, famille) que le Conseil d’État protège actuellement. Pour les bénéficiaires, la perspective d’un suivi accru amplifie le sentiment d’injustice et fait peser une incertitude nouvelle sur leur quotidien.

Et vous, pensez-vous qu’il faut durcir le contrôle des allocations lors des séjours à l’étranger ou préserver le droit au déplacement ? Que devrait financer l’impôt selon vous ? Ce débat vous interpelle ? Partagez l’article à ceux qui suivent de près la fiscalité et les réformes sociales !

*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.

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