Une revalorisation de 0,9 % des pensions de retraite vient d’être confirmée pour janvier 2026, alors que le gouvernement renonce au gel initial prévu, mais la hausse reste très en deçà des attentes face à l’inflation.
Le gel des pensions abandonné sous la pression des députés

Après un long bras de fer parlementaire, l’exécutif a officiellement retiré son projet de gel des retraites lors du vote final à l’Assemblée nationale le 16 décembre 2025. Les députés ont mis fin à l’idée de suspendre la revalorisation annuelle, défendant le principe légal d’indexation sur l’inflation.
La mesure concerne l’ensemble des régimes de base : secteur privé (Cnav, Carsat), agricoles (MSA), fonctionnaires et régimes spéciaux (SNCF, RATP). Les pensions de retraite complémentaire (Agirc-Arrco) restent, elles, strictement gelées jusqu’à fin octobre 2026.
Une hausse réelle mais très faible pour les retraités

La revalorisation, fixée à 0,9 %, entre en vigueur dès le 1er janvier 2026, mais le premier versement revalorisé aura lieu le 9 février 2026 pour le régime général.
Pour une pension brute de 1 000 €, la hausse n’est que de 9 € par mois : un chiffre loin de compenser les hausses récentes du coût de la vie (énergie +11 % en 2024, santé en forte hausse).
L’impact de la CSG risque d’annuler la hausse
La revalorisation pourrait être effacée par une augmentation du taux de CSG suivant votre revenu fiscal. Certains foyers, par le seul effet de la hausse des pensions depuis 2024, risquent de franchir un seuil et de voir leur prélèvement mensuel bondir jusqu’à 40 € ou plus, neutralisant le gain attendu.
« Votre avis d’imposition 2025 est décisif : un franchissement de tranche peut faire plus perdre que gagner »
Les retraités les plus concernés disposent souvent d’une pension de base comprise entre 1 000 € et 1 500 € brut mensuel. Si la CSG augmente, le net perçu peut baisser dès février 2026.
Pensions complémentaires Agirc-Arrco bloquées : frustration sur le pouvoir d’achat
Les 14 millions d’anciens salariés du privé doivent faire face à une stagnation totale de leur retraite complémentaire jusqu’à l’automne 2026. La valeur du point reste à 1,4386 €. Pour un retraité touchant 2 500 € brut de pension (dont 1 500 € d’Agirc-Arrco), la hausse réelle ne dépasse pas 9 €.
Avec une revalorisation limitée à 0,9 %, certains retraités dénoncent une hausse symbolique, comme détaillé dans cette analyse sur l’augmentation des retraites de base en 2026 : le choc des 7 à 12 € de plus par mois et la frustration des retraités.
Pour mieux comprendre si cette faible revalorisation s’inscrit dans une tendance durable, consultez notre analyse sur augmentation retraite 2025 : taux, calcul, calendrier et impact réel sur votre pension.
Alors que la revalorisation des pensions reste limitée, d’autres mesures comme les allocations familiales repoussées à 18 ans suscitent également de vives réactions face aux économies réalisées par l’État.
Suspension temporaire de la réforme : un répit pour les générations 1964–1968
L’âge de départ légal reste à 62 ans et 9 mois jusqu’en 2028 pour ces générations. Le nombre de trimestres nécessaire diminue aussi temporairement (170 à 171). Les trimestres de maternité/adoption sont de nouveau comptabilisés pour partir plus tôt dès novembre 2026.
Anticiper la baisse du net et ajuster ses prévisions
Vérifiez votre avis d’imposition et simulez l’impact de la CSG sur votre pension. Adaptez votre budget aux augmentations de dépenses fixes et pensez à diversifier vos revenus pour limiter la pression fiscale.
Qu’attendez-vous de cette augmentation ? Avez-vous constaté une baisse ou une hausse réelle sur votre pension nette ces dernières années ?
Partagez cet article avec ceux qui pourraient être concernés, et restez attentif aux évolutions annoncées dans les prochains mois.
