Les propriétaires sont frappés de plein fouet : en France, plus de 108 000 expulsions ont été réalisées entre novembre 2023 et octobre 2024, mais la majorité reste impuissante face à des délais qui s’allongent et des procédures complexes, malgré l’urgence.
Un phénomène qui monte en flèche

Le squat concerne 5 % des cas d’occupation illégale, mais crée une inquiétude majeure parmi les propriétaires, en particulier en Île-de-France (40 % des signalements) et dans les grandes agglomérations tendues comme Marseille et Lille. L’année écoulée a vu une hausse spectaculaire des expulsions (+34 %) sur fond de pression sociale et de politiques renforcées.
Loi accélérée, effets ralentis
La loi ASAP et le dispositif Kasbarian-Bergé promettent une expulsion sous 48 h après mise en demeure par la préfecture, mais de nombreux dossiers traînent plusieurs semaines. Les propriétaires sont souvent bloqués par des arbitrages administratifs ou le basculement vers la justice, où les délais explosent à plusieurs mois pour obtenir gain de cause.
Des propriétaires à bout, des risques immédiats
Face aux lenteurs et à la frustration, certains tentent de reprendre leur bien squatté par leurs propres moyens, comme le changement de serrure ou la coupure de l’électricité pendant l’absence des occupants. Mais cette réaction expose à trois ans de prison et jusqu’à 45 000 € d’amende. Les sanctions, prévues pour protéger le droit, tombent indifféremment sur propriétaires et squatteurs en cas d’intervention illicite.
Expulsion légale ou alternatives : que faire aujourd’hui ?
La procédure administrative reste la voie principale, avec près de 77 % de succès dans les délais théoriques. Si elle échoue, il faut saisir le tribunal, ce qui prolonge l’attente et les coûts. Enfin, des sociétés spécialisées proposent de racheter le bien squatté à prix réduit pour accélérer l’issue, une solution parfois choisie par excès de lassitude.
Face à des procédures souvent longues et inefficaces, certains propriétaires, comme dans le cas d’une maison en sécurité à Tassin, un retour de vacances vire au cauchemar, doivent redoubler d’ingéniosité pour protéger leurs biens.
De nombreux propriétaires, comme cette femme qui a dû payer 29 200 € pour récupérer ses clés après avoir pourtant tenté de sécuriser sa maison à Nice, se heurtent à des procédures légales coûteuses et inefficaces face aux squatteurs : elle pensait sécuriser sa maison à Nice… le système légal l’oblige à payer 29 200 € pour récupérer ses clés.
Face au fléau des squats et aux coûts qu’ils engendrent, l’absence de locataire : ils subissent une double peine fiscale, mais ce droit discret peut alléger la taxe foncière en 2026 offre une piste pour soulager les propriétaires en difficulté.
Bon à savoir
Je vous recommande de toujours procéder par constat d’huissier, mise en demeure et suivi juridique pour rester couvert, car agir hors cadre légal expose à des sanctions lourdes, même lorsque vous êtes propriétaire.
Comment sécuriser rapidement son bien ?

- Installation de portes et volets renforcés
- Systèmes d’alarme connectée et caméras
- Présence régulière ou surveillance confiée à un professionnel/local
- Gestion locative suivie par agence ou gardien
- Signalement immédiat en cas d’alerte, constat d’huissier
« En voulant regagner mon appartement, j’ai découvert que les délais pour retrouver mon bien dépassent souvent tout ce que l’on imagine. »
Cette situation tendue montre à quel point la loi laisse beaucoup de propriétaires seuls face à l’urgence. Et vous, que feriez-vous si votre logement était occupé illégalement ? Avez-vous tenté une alternative ? Partagez votre expérience et faites circuler l’information, elle peut aider d’autres investisseurs à éviter des pièges encore trop fréquents.
