Défiscalisation avec le vin & investissement dans les vignes

Comme c’est le cas pour les forêts, il est tout à fait possible d’obtenir un avantage fiscal en se focalisant sur les vignes. Pour cela, il est judicieux d’intégrer un GFV (Groupement Foncier Viticole) qui s’apparente à une société civile. Ce placement est surtout idéal pour les amoureux du terroir français. Cette passion entraîne une réduction de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) et de la succession.

L’objectif premier consiste de ne pas exploiter les terres, mais de les louer à des viticulteurs professionnels pour qu’ils puissent utiliser les vignobles.

Les pourcentages accordés pour un investissement dans les vignes

Une exonération de 75% pour la transmission

Nous avons pu constater que deux situations étaient au rendez-vous en matière de défiscalisation. La première est dédiée à la succession ou à la donation. Le gouvernement a prévu une exonération de 75%, mais l’investissement ne doit pas être supérieur à 100 000 euros. Si le montant déboursé venait à être plus élevé, le pourcentage serait réduit (50%). Deux conditions sont tout de même à prendre en compte : pour les donations, le donateur devra posséder les parts pendant plus de deux ans. En ce qui concerne la succession, le nouveau propriétaire devra conserver les terres pendant cinq ans.

Une exonération de 50% sur l’ISF

La seconde situation est un peu plus classique puisqu’elle consiste à jouir d’un avantage fiscal sur l’ISF. Une condition est tout de même à remplir, les terres sur lesquelles les vignes sont installées doivent impérativement être louées via un bail de 18 ans. Dans le cas contraire, il ne sera pas possible d’obtenir une exonération de 50%. De plus, l’État ne souhaite pas que la somme soit supérieure à 45 000 euros.

Pourquoi investir dans les vignes ?

Une rentabilité stable de 3%

Mis à part les pourcentages qui donnent accès à une défiscalisation, ce placement est attractif. Il permet de diversifier ses placements, car, dans ce domaine, il n’y a pas seulement l’acquisition de logements anciens ou neufs, il y a aussi des investissements en lien avec la nature. Généralement, ce secteur est méconnu au même titre que celui des forêts. Pourtant, les parts dans un GFV permettent de jouir d’une certaine rentabilité.

Les investisseurs sont en mesure d’envisager 3% tous les ans, mais plusieurs critères sont à prendre en compte. Le prix de l’hectare est essentiel, car, par exemple, au cours de la dernière décennie, il a tout de même eu l’occasion d’être multiplié par trois. Cela montre que la rentabilité des vignes n’est pas absente, elle est faible, mais stable. Il est important de souligner que tous les ans, la valeur du vin aura un impact sur la rentabilité et donc les revenus dégagés.

Un domaine viticole à l’abri des aléas financiers

En parallèle, un autre point fort est à noter, les vins issus de ces groupements possèdent un atout particulier. En effet, ceux qui sont répertoriés dans le domaine luxueux ont l’avantage d’être vendus via des enchères. Dans ce cas de figure, les négociations se situent aux alentours de 10 fois du prix de sortie. Cela est expliqué par la réputation des vins ainsi que la rareté de l’offre. Cette situation permet d’augmenter les tarifs ainsi que la rentabilité.

Enfin, le domaine viticole a l’avantage de ne pas être impacté par la politique ou les marchés financiers. Par conséquent, la rentabilité est relativement stable puisqu’elle se focalise sur les valeurs traditionnelles qui sont toujours plébiscitées.

Comment fonctionne un GFV ?

Signer un bail à long terme de 18 ans

Dans la plupart des cas, les parts les plus faibles coûtent près de 6000 euros, mais les plus prestigieuses peuvent être facturées 200 000 euros, il faudra également ajouter des frais de souscription de l’ordre de 9% TTC. En fonction du montant, vous deviendrez le copropriétaire d’un domaine viticole, mais il est important de noter que la rentabilité ne s’effectue pas sur le court terme. Un exploitant aura la charge de ce domaine pendant au moins 18 ans après la signature d’un bail. Il devra par la suite payer un loyer dont le montant sera reversé aux copropriétaires en fonction de leur quote-part.

Pour maximiser les chances de rentabilité, certains investisseurs misent sur des valeurs sûres dans le secteur des vins comme le Bordeaux. Il est toutefois possible de trouver des GFV dans la Vallée du Rhône, en Bourgogne ou dans les Pays de la Loire et le Languedoc-Rousillon.

Confier la gestion du domaine à un spécialiste

Il est important de noter que la gestion des vignes n’est pas effectuée par les investisseurs. Ils ont tendance à sous-traiter cet aspect dans le cadre d’un bail à long terme. Ils sont donc exonérés de ces tâches en faisant appel à un expert. Ce dernier s’occupera de l’exploitation tout en étant à l’origine de la valeur du vin. Pour que le placement soit attractif, il est judicieux de collaborer avec un gestionnaire renommé ou prometteur. De plus, il sera le seul à supporter tous les aléas comme la pluie et la grêle, il devra régler en temps et en heure les loyers au groupement.

Quelques bénéfices liés à un placement GFV

De bonnes bouteilles à des prix attractifs

Les gestionnaires des terres seront en mesure de fabriquer du vin renommé. Au cours du bail, les investisseurs auront l’occasion d’obtenir quelques bouteilles, elles ne seront pas offertes, mais les prix seront tout de même plus faibles que celui observé sur le marché. C’est un avantage considérable pour les amateurs de vin surtout lorsque le prestige est au rendez-vous.

Séjourner dans le château du gestionnaire

En parallèle, les vignes sont généralement reliées à un château. À nouveau, les gestionnaires ont la possibilité de proposer des séjours, soit gratuitement, soit avec des tarifs beaucoup plus bas que ceux identifiés dans d’autres cas de figure. Mis à part la rentabilité, ces deux atouts peuvent être intéressants pour les amateurs de bonnes bouteilles.

La question de la fiscalité à ne pas négliger

Dans certains cas de figure, les investisseurs ont la possibilité de revendre leurs parts, mais, dans 80% des situations, le tarif sera le même que celui observé lors de l’acquisition. Il est toutefois possible de réaliser des plus-values immobilières, mais cela existe uniquement pour les domaines viticoles du très haut de gamme. La taxation sera de l’ordre de 19%, il faudra ajouter 15.50% pour les prélèvements sociaux à savoir la CGS et la CRDS. L’exonération est possible au bout de 30 ans, un abattement sera tout de même proposé entre la 6e et la 17e année, il sera de 2% contre 4% entre 18 et 24 ans et 8% dès 25 ans.

Les revenus obtenus grâce à ce domaine seront répertoriés dans le secteur foncier. Les investisseurs pourront bénéficier du micro-foncier uniquement s’ils ne sont pas au-dessus de 15 000 euros et un abattement de 30% sera appliqué. A contrario, l’administration fiscale appliquera le régime réel d’imposition.

Pourquoi ne pas choisir un investissement direct ?

Le groupement n’est pas une obligation, mais il est fortement conseillé puisqu’il permet de réduire les coûts tout en déléguant la gestion et l’exploitation viticole. En effet, les grands crus nécessitent parfois un investissement de plusieurs millions d’euros. Avec un achat en direct, le seul propriétaire sera dans l’obligation d’exploiter lui-même son domaine viticole et, s’il n’est pas un expert en la matière, la chute est certaine. Ce secteur demande un temps conséquent puisqu’il faudra réaliser toutes les étapes jusqu’à la récolte et la mise en bouteille.
De plus, la vente du vin demande à nouveau des connaissances poussées, seuls les spécialistes maîtrisent toutes les subtilités du marché.

Articles relatifs à l’investissement dans les vignes

Pour la succession, il existe une exonération des droits qui est identifiée dans l’article 793 du CGI. Elle est au rendez-vous si le bénéficiaire devient le propriétaire du domaine viticole pendant une durée de 5 ans.